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Chers internautes


Vous avez travaillé dans une institution européenne ou un organe de l’UE et vous percevez à ce titre une pension d’ancienneté ou d’invalidité?
Vous êtes à la bonne adresse!

L’AIACE est au service des presque 23000 retraités concernant leurs questions sociales et la défense de leurs intérêts
L’AIACE Be est au service des 13000 pensionnés résidant dans le pays et plus particulièrement de ses 4300 membres.
Ce site devrait permettre de trouver les bonnes réponses à la plupart de vos questions.

Si malgré nos efforts, ce n’est pas le cas, les bénévoles et le secrétariat du help desk social de L’AIACE Be vous aideront avec plaisir.
Ce site est le vôtre. Il a besoin de vous pour vivre, évoluer et surtout rester à jour.
Cher(e)s ancien(ne)s de l’UE n’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions, critiques et même de propositions de contribution : nous en tiendrons compte !

Dites–nous aussi si vous êtes satisfaits…pour encourager nos bénévoles et les gestionnaires de ce site.
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Raffaella Longoni
Présidente

Merci de votre visite, revenez souvent consulter le site, ses dernières informations et évènements !





Cette incertitude dans le cheminement était et reste certainement nécessaire pour trouver des réponses adéquates aux problèmes nouveaux ! Mais elle n’est bien entendu pas sans risques. Nous sommes actuellement les témoins de ce monde dont l’évolution engendre un débat peu rassurant.

Presque chaque jour, les mauvaises nouvelles arrivent et s’accumulent... menaçantes. Chaque élection ou référendum dans un des 28 EM nous fait trembler. Chaque déclaration publique de nos dirigeants ou responsables politiques nationaux est source d’inquiétude. Un climat de raisonnement toxique semble avoir saisi nos concitoyens. Ils n’expriment pas seulement leur mécontentement, mais aussi une sorte de fureur virulente contre un modèle de société qu’ils accusent d’accentuer les inégalités : inégalités entre ceux qui savent et ceux qui ne saisissent pas tout ; inégalités dans les avantages matériels de la libre circulation des biens sans frontière ; incertitudes de la qualité et la permanence des emplois ; menace de notre identité confrontée à d’autres cultures et mentalités ; manque de confiance dans l’avenir, etc.

Toutefois, faire face à ces défis est incontestablement un test de maturité politique et une préparation utile et nécessaire pour mieux comprendre l’évolution de notre société.

Il y a à peine 30 ans, évoquer la thèse de la fin de l’histoire européenne était une idée ahurissante. Par contre, aujourd’hui, on constate une véritable accélération d’un urgent besoin d’affronter et de résoudre les grands défis qui obsèdent les nouvelles générations : surpopulation, mondialisation, pauvreté, chômage, répartition des ressources naturelles du globe, changement climatique, guerres de religion « moyenâgeuses », famines, migrations, terrorismes, etc.

L’Europe suscite aujourd’hui un débat de fond bien plus ciblé qu’il y a seulement trente ans. C’est une bonne chose ! Les discours rassurants sur une Europe de paix et de prospérité ne suffisent plus.

La question clé qui se pose maintenant est très clairement « quelle Europe voulons-nous vraiment » ? Les choix possibles impliquent une réflexion sérieuse sur leurs conséquences : une Europe plus performante, mais qui implique l’acceptation par les EM du partage de leur souveraineté dans des domaines essentiels comme, entre autres, l’économie et la sécurité. Une Europe à la carte, où chaque pays participe selon ses intérêts particuliers nationaux, serait la solution d’une réponse technique que je considère ingérable et inefficace à un problème principalement politique.

Voulons-nous retourner vers une Europe des Nations indépendantes ? L’Europe des « murs », de la fin de la libre circulation des citoyens et des biens et le retour de la méfiance mutuelle ?

2017, et au plus tard, 2018 seront sans doute des années où il faudra choisir. Les 60 ans des Traités de ROME et les 25 ans du Traité de Maastricht nous invitent à réfléchir sur les orientations que nous voulons donner à notre Europe. Une Europe qui replace l’être humain au centre de ses efforts au lieu des sacro-saints intérêts économiques ?

Dans ce contexte, que peuvent faire les anciens ? Ce n’est pas la première fois que je pose cette question dans ces éditoriaux. Certes, rappelez les succès et les leçons du passé, certes, mais je pense qu’il faut aller bien au-delà.

Pouvons-nous associer nos convictions, nos expertises et notre enthousiasme européen à l’action de ceux et celles qui luttent contre les tendances toxiques actuelles qui menacent non seulement l’avenir des nouvelles générations, mais aussi plus largement le fonctionnement de notre démocratie ?

Il y a dans cette période d’inquiétude une lueur d’espoir : la génération des « plus jeunes » recommence à s’engager dans la vie politique, en particulier sur l’Europe. Elle commence à réaliser l’étendue de l’enjeu pour leur propre vie et celle de leur famille. Leur relative absence dans la vie de nos sociétés est probablement une des raisons principales du résultat du référendum au Royaume uni et du désastreux Brexit qui s’ensuivra.

Ceci me conduit à penser que l’évolution de notre « jeunesse » peut offrir un rôle à l’AIACE : passer le témoin à la nouvelle génération et l’encourager à former un projet de construction européenne conforme à leurs idées et à leurs intérêts. Nous, les anciens, avons eu notre chance. Notre solution — ambitieuse et largement réalisée — était basée sur la situation d’après-guerre des années 50, comme en témoignent les traités de ROME.

Maintenant il s’agit pour eux, 60 ans plus tard, de modifier, d’adapter ce projet aux priorités et aux réalités de la société européenne dans le monde d’aujourd’hui.

VOX peut-il jouer un rôle utile dans ce contexte et dans quelle mesure ? Maastricht et nos Assises constituent un lieu et un moment appropriés pour y réfléchir et approfondir le sujet !

Venez-y nombreux et nombreuses, le débat de fond sera intéressant.