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Raffaella Longoni
Présidente

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Par exemple celle des électeurs qui ont voté pour le changement, le rejet de l’élite, de l’establishment politique que la candidate démocrate incarnait plus que son adversaire.

Par exemple, celle du vote ethnique, de ceux que l’on nomme les « petits blancs » héritiers des immigrés européens — comme les deux candidats — qui se sentent menacés par l’expansion des populations afro-américaines, hispaniques et asiatiques.

Et, enfin, celle qui semble la plus vraisemblable et fondée pour expliquer ce résultat fracassant : un vote massif des milieux populaires et des classes moyennes en colère.

Dans ce scénario, les « oubliés » du progrès sont une réalité crue, post crise financière des « Subprimes » de 2007 à 2011, qui émerge de huit années de présidence démocrate, malgré un bilan honorable sur l’économie et l’emploi (chômage à 5 %) ainsi que le célèbre « Obamacare ». La mondialisation économique, considérée comme déloyale et inéquitable par certains, a induit désespérance, peur, et sentiment d’exclusion de ces populations — même dans les États traditionnellement démocrates — face à un monde qui progresse sans elles, pire même, contre elles ! C’est la fin du rêve américain vécu ou redouté. Ces électeurs — majoritaires grâce au système électoral US — n’ont plus accordé crédit aux promesses de la continuité du pouvoir démocrate pour bloquer et inverser le processus d’approfondissement des inégalités. Selon le nouveau Président pour une fois en « style évangélique », les « oubliés » ne le seront plus.

Je me permets de présenter ma thèse personnelle qui s’inspire de la comparaison avec le BREXIT : quelques politiciens eurosceptiques et populistes ont exploité la colère des citoyens mécontents du « système » en défendant la sortie du Royaume-Uni de l’UE, comme un jeu ingagnable ! L’héritier d’une immense fortune, D. Trump, véritable « adulte gâté » multimilliardaire a joué son « réality show » mondial. Affranchi des contraintes de son parti, il a abandonné le « politiquement correct » avec des propos, promesses et comportements excessifs et incontrôlés. Comme au Royaume-Uni il a désigné l’ennemi du peuple : les étrangers à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Comme au Royaume-Uni… des électeurs l’ont cru ! Dans les deux cas, la surprise est générale même pour les vainqueurs, et l’impréparation à agir pour tous les citoyens semble au moins au même niveau. Ce sont les partis traditionnels, aux États unis, qui devront assumer l’impréparation et l’imprévisibilité pour diriger leurs pays !

La vague Trump a balayé les démocrates au Congrès (Sénat et Chambre des représentants). Hillary Clinton a obtenu de justesse la majorité des voix (selon le dernier décompte, deux millions de voix) mais le système électoral lui a fait perdre son pari de devenir la première femme Présidente des États-Unis.

Quant aux valeurs humanistes que l’UE partage avec l’Amérique depuis des décennies et que la Chancelière Merkel a tenu à rappeler, la brutalité de la campagne, les propos xénophobes, indécents et l’incitation à la violence confèrent une sorte « d’impossibilité morale » au futur Président des États-Unis. De nombreux citoyens américains souvent très jeunes ne s’y sont pas trompés et participent à des manifestations anti Trump un peu partout dans le pays.

D. Trump, avec ce handicap moral et des promesses contradictoires et incohérentes tous azimuts aura-t-il les moyens et la capacité « to make America great again » et « take back control » sans encore plus diviser le pays ? Le Parti républicain, après l’avoir lâché pendant la campagne électorale, revient en force après la « victoire ». Sera-t-il le garde-fou d’un Président imprédictible ou le moteur de ses propositions ? Au moment de boucler ce VOX 105, D. Trump semble opter pour la deuxième solution en nommant des personnalités radicales, voire pires… pour assurer la transition.

L’Europe toujours empêtrée dans de difficiles réformes libérales devra-t-elle évoluer vers l’ère de la dé-globalisation et du protectionnisme que certains prédisent déjà ? Les changements promis par Trump et attendus de ses électeurs seront-ils réellement décidés et appliqués pour in fine atteindre l’Europe et le reste du monde ?

Plus certainement, nous savons que le monde entrera le 21 janvier 2017 dans l’ère de Trump à la Maison-Blanche, de Poutine au Kremlin, d’un Xi Jinping à Beijing toujours plus puissant, tandis qu’à « Bruxelles »… on cherche encore un leader !

« L’aventure » commence au cœur de la plus grande puissance économique et militaire mondiale. Nous allons probablement vivre durant quatre ans dans un monde dangereux : pour la paix, pour le respect du droit, pour l’avenir de la planète, pour la prospérité du plus grand nombre.

En Europe, plusieurs récents résultats des élections nationales ou régionales dans plusieurs EM, puis soudainement la violence du résultat du référendum au Royaume-Uni ont probablement des racines similaires. Les thèses nationalistes du repli, du « nous d’abord », du protectionnisme, séduisent, non seulement les laissés-pour-compte, mais au-delà, les citoyens de tous milieux. Citoyens UE dont beaucoup redoutent l’avenir d’un « affrontement social » organisé au nom des Marchés, de la productivité, tant au niveau mondial qu’européen. La peur des autres, de l’immigration et du terrorisme complète ce sombre tableau.

Ce qui est vrai dans ce grand pays ne l’est pas toujours en Europe, mais, le monde politique traditionnel sera-t-il capable de tirer les leçons de ce qui s’est passé ce 8 novembre 2016 ? Rien n’est moins sûr ! Un peu partout, les partis nationalistes, eurosceptiques, voire xénophobes tentent déjà de s’approprier l’effet Trump, en rêvant de renvoyer eux aussi l’élite politique traditionnelle à la maison et subsidiairement d’arrêter, voire de casser le processus européen ! En même temps, au centre gauche on se plaît déjà à penser que la « droitisation » américaine pourrait faciliter la fin de l’austérité pour revenir aux fondamentaux de la solidarité et de l’État-providence.

Cela dit, au moment d’écrire ces lignes en cette fin 2016, le résultat du référendum constitutionnel en Italie et l’élection présidentielle en Autriche sont attendus comme des indicateurs de tendance politique. En 2017 plusieurs plats de résistance seront au menu, avec, tout d’abord, le dépôt par le Royaume-Uni de l’article 50 du TUE, puis les élections nationales aux Pays-Bas, et deux élections où se jouera le sort de l’UE : l’imprévisible présidentielle française, suivie de celle, moins surprenante, du Chancelier en Allemagne. En 2018, les élections générales en Italie — sauf résultat du référendum de 2016 qui aurait tout bouleversé — seront également décisives.

Dans ce contexte l’urgence est à nos portes avec les maux européens pas encore résolus et avec ces événements majeurs qui peuvent bouleverser les équilibres actuels au sein de l’UE et au-delà.

Ne faudrait-il pas que l’on passe à « Europe First » avant que certaines menaces du passage des discours aux actes du nouveau Président des États-Unis ne deviennent des réalités ?

Nous n’avons pas fini d’en parler !